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Comment se déroule une séance chez l’ostéopathe ?

Anamnèse

Une première partie de la séance est consacrée à l’anamnèse. Vous me présentez le motif de votre venue, la caractéristique de votre douleur (ou problème), la fréquence, le contexte de sa survenue.

Je vous pose ensuite plein de questions plus globales concernant les antécédents concernant votre santé (chutes, entorses, opérations etc). Si vous avez des examens complémentaires (radiographies, IRM, échographie) récents n’hésitez pas à les apporter.

Observation posturale

man-34553_640En deuxième partie nous passons à la séance en elle-même. Vous enlevez vos chaussure, vous vous mettez en bas de jogging ou en sous-vêtements et je procède à l’observation de votre posture debout.

Aussi je peux vous demander de réaliser des mouvements simples et des test posturaux. Au besoin j’observe votre manière de marcher afin de voir votre posture dynamique : au niveau du bassin, des genoux, du positionnement du pied.

Il m’arrive souvent de regarder l’usure de vos chaussures ! Venez avec des chaussure pas trop neuves, elle sont souvent « parlantes » 🙂

Tests et corrections ostéopathique

Ensuite vous vous asseyez sur la table et je commence une palpation douce de la colonne, des épaules, de la nuque et de votre zone douloureuse. Puis vous vous allongez et je continue mon exploration palpatoire afin de cerner l’axe de traitement et les chaines dysfonctionnelles à corriger pour cette séance (il y a parfois trop de travail pour une seule séance !).

Les corrections en elles-mêmes s’enchainent en douceur. Je passe souvent une première partie à détendre les tissus, les viscères, les muscles tendus… je prépare le terrain pour que les manipulations « passent mieux » en fin de séance. Ainsi quand vous êtes plus en confiance et que votre corps est plus détendu les techniques sont plus efficaces et douces.

Pour moi une manipulation ne doit jamais être forcée ni être douloureuse.

Explications et conseils

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Pour terminer je vous donne des explications sur ce que j’ai fait pendant cette séance et des conseils afin de pérenniser le soin qui a été réalisé : exercices, sport adaptés à votre constitution tissulaire, conseils alimentation etc…

La première séance permet de soulager une crise douloureuse. Bien souvent notre échange et ce que je trouve au niveau des tests ostéopathiques met en évidence d’autres problèmes de fond  à travailler en ostéopathie afin que les crises douloureuse ne reviennent pas.

Voici quelques exemples :

  • Cela peut être une constipation chronique ou des règles douloureuses entrainant des tensions dans le bas du dos.
  • Des reflux œsophagiens ou douleurs d’estomac provocant des tensions dans votre colonne dorsale ou votre épaule gauche.
  • Une mauvaise posture en général ou au travail à corriger en vous donnant des conseils et exercices à faire.
  • Cela peut aussi être un problème de bruxisme, de serrage de dents générant des tensions dans la nuque ou les trapèzes.
  • Des maux de tête récurrents dû à une raideur de la nuque… que vous avez depuis un ancien accident de voiture.

Combien de séances sont nécessaires ?

En cas de périodes de crises aiguës, il est rare qu’une seule séance suffise. Dans ce cas, il est souvent préférable de se revoir dans la quinzaine qui suit cette première séance.

Aussi en cas de gènes plus chronique, je vous donne un ordre d’idée sur d’autres axes (mauvaise posture, occlusion, maux de ventre etc…) qui pourraient être travaillé en ostéopathie lors d’autres séances ultérieures dans les mois ou l’année à venir.

L’ostéopathe vise la santé

MAINS.jpgBien souvent, vous vous rendez compte que l’ostéopathie peut beaucoup plus vous aider que ce que vous pensiez ! « Ah oui, l’ostéopathie ce n’est pas que pour le dos ! »

En effet, l’ostéopathie est une médecine globale ou holistique, c’est-à-dire qu’elle prend en compte l’ENSEMBLE de qui vous êtes. Aussi elle ne soigne pas seulement un symptôme mais recherche la cause du déséquilibre. Ainsi en traitant la cause et en rétablissant l’équilibre entre vos mouvements, votre corps et votre esprit, elle vous aide à retrouver votre vitalité naturelle.

« La maladie est une conséquence, pas une cause. (…) L’ostéopathie, elle, recherche les causes, les interruptions de fonction, à l’origine du symptôme (…)

Nous rétablissons la santé en libérant les nerfs et les vaisseaux de leur carcan. C’est ça notre travail. »

P 64, Zachary Comeaux –  Incendie dans la prairie. Andrew Taylor Still et le rayonnement de l’ostéopathie – Tita éditions

Elisa Commarmond – ostéopathe à Fontainebleau

Prendre-rendez vous : 07 65 20 11 22 ou sur Doctolib

Comment éviter la tête plate du bébé

Voir aussi en vidéo : « 4 astuces anti-tête plate« 

La plagiocéphalie ou brachycéphalie, aussi communément appelé « tête plate », est un aplatissement de l’arrière des os du crâne du bébé. Les premiers mois de la vie les os de son crane son encore malléable, il est donc important de prendre soin des positions et veiller à ce que les supports (matelas, coussins et transats) soient adaptés.

Il faut particulièrement être vigilant les 6 premiers mois de la vie du bébé, car c’est là où le crâne est le plus malléable.

Il existe deux types de déformations :
  • la plagiocéphalie concerne la déformation d’un seul côté du crâne. Cette déformation est souvent due à une préférence de rotation de la tête du bébé, la cause étant soit liée à un torticolis, soit à une position du corps du bébé que l’on nomme « en virgule ».
  • La brachycéphalie est un méplat sur tout l’arrière du crâne. Ceci vient souvent du fait que le bébé soit trop longtemps allongé sur le dos. Il y a souvent un manque de mobilité de la tête et du corps du bébé (qui peut être assoupli par l’ostéopathe ou des séances de kinésithérapie).

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Les causes de ces déformations étant le plus souvent positionnelles, voyons directement les clés et solutions préventives que vous pouvez adopter dès maintenant.

Je reste dans cet article sur la dimension préventive et directement pratique. Je rédigerais un autre article sur « Que faire si le crane de mon bébé se déforme ?« .

Si tel est le cas, sachez que ces conseils sont aussi applicable ! Il vous faudra simplement, en plus, une consultation individualisée auprès d’un professionnel formé à la prise de mesure crânienne (pédiatre, kinésithérapeute, ostéopathe).

Que faire pour éviter la tête plate ?

Être vigilant à la position de la tête :
  • Dès la naissance il faut être vigilant à ce que votre bébé tourne bien la tête des 2 côtés. Il est essentiel de veiller à vos gestes quotidiens pour qu’il  n’y ait pas, par mégarde, une stimulation toujours du même côté. Par exemple, dans le lit, vous pouvez vous-même vous coucher avec votre petit trésor pour une petite sieste et bébé à coté de vous, vous regarde en tournant la tête toujours… de votre côté. Donc alternez toujours vos gestes « une fois à droite – une fois à gauche » !
  • Aussi attention aux sources lumineuses, par exemple la fenêtre ou la veilleuse du babyphone, peut attirer le regard de votre bébé toujours du même côté.
  • Soyez vigilants aussi aux positions lorsque vous donnez le biberon. Avec l’allaitement, les mamans alternent général les positions, mais avec le biberon, les parents ont tendance à choisir un coté préféré. Essayez donc d’alterner le plus possible les positions. Aussi, soyez bien vigilants à la position de la tête du bébé : il faut qu’il ait la tête droite, dans l’axe du corps.

Ne lésinez pas sur votre confort 🙂 ! Installez-vous confortablement avec des coussins, coussins d’allaitement (même pour donner le bib!). Si vous prenez bien le temps de vous positionner confortablement, alors vous serez à même d’apporter du confort à votre bébé.

  • La nuit, adoptez bien-sur la position sur le dos. L’idéal étant que la tête du bébé puisse se tourner sur le côté pendant le sommeil. Du coup il y aura moins d’appui sur l’arrière du crâne. Si votre bébé est capable de  tourner la tête pendant le sommeil, veillez à alterner entre le côté droit et le côté gauche. Si votre bébé ne tourne pas la tête de lui-même, ne le forcez pas (ne jamais forcer quoi que ce soit !)… chaque chose vient en son temps.
Les coussins, transat et matelas :
  • La journée : évitez à ce que le bébé soit assis trop longtemps sur une surface rigide (type maxi cosy). Préférez les transats en simple tissus qui font un appui moins dur sur l’arrière du crâne. Aussi favorisez le portage physiologique ! C’est l’idéal pour le confort des parents et du bébé : vous avez les mains libres pour vaquer à vos occupations et bébé n’aura pas d’appuis derrière son petit crane.
  • Pour les coussins : pour éviter la tête plate cela ne sert à rien d’investir dans des coussin trop sophistiqués. En général ils créent trop  d’appui à l’arrière du crâne et restreignent la mobilité de la tête, or il faut au contraire, favoriser le mouvement
  • Pour les matelas : certains matelas cocoonant donnent du confort au bébé les premières semaines de la vie car ils épousent la forme ronde de son dos. Les trois premiers mois c’est bien… mais au bout du troisième mois maximum mettez-le sur un matelas plat ou respirant. L’effet cocooning sécurise bébé les première semaines de la vie mais il a ensuite l’inconvénient de maintenir la tête trop droite. Or comme nous le disions auparavant, il faut que le bébé soit libre dans sa mobilité.
  • Le matelas respirant (voir article sur le site du Dr Thierry Marck) est un nouveau matelas sécurisé. C’est une maille tendue sur un coffre de lit, qui permet au bébé de respirer et ce même si il se retrouve sur le ventre. La surface souple créera mois d’appuis sur l’arrière du crâne.
  • Une autre astuce pour éviter l’appui derrière le crane en journée est le Baby Snug. C’est un siège qui cocoone le bassin et le dos du bébé et qui lui permet de tenir assis tout seul (ce que les bébés adorent :). Vous pouvez l’utiliser à partir du moment où il maintient sa tête tout seul (3 mois environ).

Élisa Commarmondostéopathe pédiatrique formée à la prise en charge ostéopathique de la plagiocéphalie et brachycéphalie

Pour en savoir plus :

Vous pouvez lire le livre du Dr Thierry Marck, pédiatre à Paris qui est spécialisé dans le problème de la tête plate. Ce livre, simple de lecture vous donnera toutes les informations sur le sujet.

4ème de couverture :

81EiRkkms4L » Dans les années 1970, les pédiatres recommandaient de coucher les bébés uniquement sur le ventre : il a fallu près de vingt ans pour se rendre compte que cette position était directement en rapport avec l augmentation affolante des morts subites chez le nourrisson. L abandon de cette préconisation a permis une spectaculaire chute du nombre de décès. Une victoire éclatante pour une médecine qui semble avoir oublié qu elle était à l origine du drame…

Aujourd hui, pour éviter tous les risques, une nouvelle règle est imposée aux parents : le coucher uniquement sur le dos et ceci dès la naissance. Au mépris de la pression que cette position exerce sur l arrière-crâne du nouveau-né, très malléable pendant les premiers mois. Et au mépris d une augmentation épidémique du nombre de déformations crâniennes dont les conséquences ne sont pas seulement esthétiques une tête plate , mais possiblement vertébrales ou psychomotrices.

Quand donc la médecine saura-t-elle retrouver le « bon sens » ? Ce combat contre la plagiocéphalie réunit ici les docteurs Thierry Marck, pédiatre, et Bernadette de Gasquet, médecin spécialiste de la préparation à la naissance et de l accompagnement post-accouchement. Il faut impérativement organiser le dépistage, apprendre à observer un crâne et mesurer une déformation, élaborer une politique de prévention efficace, et si besoin ne pas laisser passer l heure d un traitement réparateur. »